
Il y a parfois des petits signes qui semblent avoir été placés sur notre chemin juste pour nous faire sourire.
Pendant mes vacances à la montagne, j’ai découvert que je passais mon séjour entourée de noms qui résonnent forcément un peu différemment pour une passionnée des arts du fil : l’Aiguille inférieure du Tricot, l’Aiguille supérieure du Tricot… et l’Aiguille Croche.
Oui, vous avez bien lu.
Des montagnes qui portent des noms de tricot et de crochet.
Autant vous dire que je me suis immédiatement dit que cet endroit était fait pour moi.
Une montagne, l’Aiguille Croche, qui me faisait de l’œil depuis deux ans
Mais l’Aiguille Croche n’était pas seulement un joli clin d’œil à ma passion.
C’était aussi un défi personnel.
Deux ans auparavant, j’avais déjà tenté son ascension.
J’étais montée, j’avais avancé pas après pas, mais arrivée juste sous le sommet, j’avais dû accepter de faire demi-tour.
Le sommet était là, tout proche.
Mais ce jour-là, mes jambes et mon énergie avaient décidé que ce serait suffisant.
Sur le moment, j’avais ressenti une petite frustration. Cette sensation d’être presque arrivée, mais de ne pas avoir réussi à aller jusqu’au bout.
Et pourtant, avec le recul, je crois que cette première tentative avait aussi son importance.
Parce qu’un projet, une création ou un défi ne disparaît pas forcément parce qu’on ne l’a pas terminé.
Parfois, il attend simplement le bon moment.
Revenir, essayer encore, avancer autrement : mon défi personnel.
Cette année, en repensant à l’Aiguille Croche depuis la vallée, je me suis demandé si j’allais enfin réussir.
La montagne était toujours là.
Le sommet était toujours aussi haut.
Mais moi aussi, j’avais changé.
J’ai avancé doucement, à mon rythme.
Pas après pas.
Avec des pauses quand il le fallait.
Avec une vue incroyable sur le massif du Mont-Blanc pour m’accompagner.
Et avec mon mari quelques mètres devant moi… une motivation supplémentaire pour continuer à avancer (chacun ses techniques de motivation 😄).
Puis le sommet s’est rapproché.
Et cette fois, j’y suis arrivée.

Comme dans les arts du fil : tout se construit maille après maille

Cette ascension m’a fait penser à toutes ces choses que l’on construit dans la vie.
Un tricot ne se réalise pas en une seule soirée.
Un crochet ne donne pas naissance à une création en quelques minutes.
On avance rang après rang, maille après maille.
Parfois on se trompe.
Parfois on défait quelques rangs.
Parfois on laisse un projet de côté avant d’y revenir des mois ou des années plus tard.
Mais cela ne veut pas dire que l’histoire est terminée.
L’Aiguille Croche m’a rappelé qu’un objectif abandonné temporairement n’est pas forcément un échec.
C’est parfois simplement une étape.
Alors, quel est votre sommet ?
Cette montagne restera forcément particulière pour moi.
Pas seulement parce qu’elle porte un nom qui fait sourire une tricoteuse et une crocheteuse.
Mais parce qu’elle représente cette petite victoire : celle d’être revenue essayer.
Alors j’ai envie de vous poser la question :
Quelle est votre « Aiguille Croche » à vous ?
Ce projet, ce rêve ou ce défi que vous n’avez pas complètement abandonné ?
Peut-être qu’un jour, vous aussi, vous atteindrez votre sommet.



