Pull femme au tricot : mon deuxième Lacca de Folie0rdinaire

Il y a des projets qu’on tricote une fois et puis on passe à autre chose.

Et puis il y a les modèles qu’on aime tellement qu’on finit par avoir envie de les refaire.

C’est exactement ce qui m’est arrivé avec le pull pour femme Lacca de Mylène de Folie0rdinaire.

J’avais déjà tricoté la version gilet l’année dernière et, même si j’aime beaucoup découvrir de nouveaux modèles, j’avais particulièrement envie de retrouver les jolies manches en dentelle qui m’avaient fait craquer la première fois.

Alors, en mai, je me suis lancée dans la version pull.

Et évidemment, je pensais que cette fois, tout allait être simple.

Évidemment.

Je suis sereine face au soleil, je porte mon gilet vert en jersey avec des manches en dentelle.

Pourquoi un deuxième Lacca ?

Echevaux de laines violet foncé et nuances de rose.

Ce qui m’avait attirée dans le Lacca la première fois, ce sont ses manches.

Le corps est plutôt simple, tricoté en jersey, mais les manches sont entièrement travaillées en dentelle. C’est ce petit détail qui transforme un pull assez sobre en quelque chose de vraiment original.

Et comme j’avais déjà tricoté le modèle en version gilet, je savais que j’aimais le patron et que j’allais prendre plaisir à le tricoter.

Pour cette deuxième version, j’ai choisi deux fils deNathalie de By Night Creations : trois écheveaux de Full Moon, en coloris Campêche b1, associés à trois écheveaux de Halo, en coloris Babbeleir.

La Full Moon est composée à 100 % de Bluefaced Leicester et la Halo de 72% de Superkid Mohair et de 28% de soie de murier.

J’avais acheté les deux fils spécialement pour ce projet au Festival Tricot’Eure en janvier 2026.

Et franchement, quel plaisir à tricoter !

Le fil glisse tout seul sur les aiguilles et l’association des deux fils donne un résultat très doux et lumineux.

Bref, jusque-là, tout allait bien.

Et puis j’ai choisi la mauvaise taille

Pour commencer, j’avais choisi la taille 96.

Sur le papier, c’était logique : je me suis basée sur mon tour de poitrine et sur l’aisance prévue par le patron.

Sauf qu’entre-temps, j’avais mon premier Lacca en version gilet.

Et en le portant, je me suis rendu compte que je le trouvais finalement un peu trop grand.

Pas catastrophique. Mais suffisamment pour me dire que, pour le pull, j’avais envie de quelque chose de plus ajusté.

Et comme le Lacca se tricote de haut en bas, j’ai pu essayer mon ouvrage au fur et à mesure.

Ce qui est quand même un sacré avantage.

Je me suis donc rendu compte assez rapidement que je préférais partir sur une taille 92.

Résultat : quelques heures de tricot à détricoter et à recommencer.

Joie.

Mais cette fois, j’avais appris quelque chose : ne pas choisir uniquement une taille en fonction de ses mensurations, mais aussi regarder les mesures du vêtement fini et réfléchir à l’aisance que l’on aime réellement porter.

Et surtout, essayer son tricot en cours de route.

Parce que finalement, un tableau de mesures ne peut pas complètement remplacer le fait de voir le vêtement sur soi.

L’échantillon : oui, encore lui

Je sais.

L’échantillon n’est pas forcément la partie la plus excitante d’un projet tricot.

Mais je le fais toujours.

Et cette fois encore, il m’a été utile puisque mon échantillon n’était pas exactement celui attendu par le patron. J’ai donc utilisé une taille d’aiguilles plus petite que celle recommandée.

C’est aussi pour ça que je préfère vraiment prendre le temps de faire un échantillon avant de me lancer.

Parce que ça peut éviter de découvrir, plusieurs heures plus tard, que le pull n’a absolument pas les bonnes dimensions.

Enfin… ça peut.

Ça ne m’a pas empêchée de choisir la mauvaise taille au départ.

Mais passons.

Ces manches qui m’ont fait craquer… et qui prennent leur temps

C’est probablement la partie du Lacca qui m’a demandé le plus de patience.

La dentelle court sur toute la longueur des manches. Il faut donc régulièrement tricoter plusieurs mailles ensemble, ajouter des jetés…

Ce n’est pas forcément compliqué, mais c’est évidemment beaucoup plus long que de tricoter simplement du jersey.

Et c’est justement ce qui fait tout le charme du modèle.

Une fois le corps terminé, on pourrait presque avoir envie de se dire : « Bon, allez, les manches maintenant et on n’en parle plus. »

Sauf que les manches sont longues.

Très longues.

Mais quand elles commencent à prendre forme, on comprend pourquoi on a accepté de passer autant de temps dessus.

Manche en dentelle en cours de tricot, tons rose et violet.

J’ai aussi découvert le rabattage à l’italienne

Sur ce projet, j’ai utilisé pour la première fois le rabattage à l’italienne pour les côtes du bas du pull et des manches.

J’ai suivi cette vidéo de Lise Tailor et j’ai trouvé ses explications particulièrement claires, avec les étapes montrées une par une jusqu’à la jonction finale.

Et je crois bien que je suis devenue accro.

Le résultat est joli, souple et surtout très élastique.

Tellement que je l’ai déjà réutilisé depuis sur un autre projet (le projet secret du cadeau de Noël…).

Comme quoi, il y a parfois des petites techniques qu’on découvre presque par hasard et qui finissent par devenir nos nouvelles préférées.

Et cette fameuse maille ?

Il faut quand même que je vous parle de cette histoire.

À un moment, j’ai découvert une maille en trop.

J’ai cherché, vérifié, détricoté, mais je n’ai jamais trouvé d’où elle sortait.

Donc ni vu ni connu, j’ai tricoté deux mailles ensemble, et j’ai continué comme ça.

Et finalement, ce projet m’a aussi appris quelque chose d’assez important : parfois, il faut savoir lâcher prise.

Parce que si personne ne voit le défaut, est-ce vraiment nécessaire de passer trois heures à essayer de le retrouver ?

Je vous laisse méditer là-dessus.

Le blocage : la magie de la dernière étape

Une fois le pull terminé, direction le lavage.

Lavage à la main avec une lessive adaptée, essorage en machine à vitesse élevée, puis blocage sur mes tapis.

Et non, je n’ai pas investi dans de magnifiques tapis de blocage spécial tricot.

J’utilise des tapis Decathlon, qui font très bien le travail et coûtent nettement moins cher.

Et là, encore une fois, le tricot change complètement d’apparence.

Le blocage a vraiment sublimé le motif de dentelle.

Les dimensions ont également évolué, comme on peut s’y attendre avec ce type de projet. Et c’est justement une autre bonne raison de ne pas négliger l’échantillon : il permet aussi de voir comment le fil réagit après lavage et blocage.

Le pull prend sa forme définitive.

Et soudain, tout le temps passé à tricoter ces interminables manches paraît largement justifié.

Et finalement, est-ce que je suis contente de ce pull pour femme en tricot ?

Oui.

Très.

Cette fois, j’ai vraiment la taille que je voulais : le pull est ajusté sans être moulant.

Le col me plaît, les manches sont magnifiques et je trouve que l’ensemble correspond exactement à ce que j’avais en tête en commençant le projet.

Je l’ai déjà beaucoup porté depuis qu’il est terminé.

Bon, actuellement, il faut parfois attendre que la température baisse un peu avant de pouvoir vraiment en profiter.

Mais j’attends avec impatience les journées d’automne où je pourrai le sortir du placard sans avoir l’impression de cuire dedans.

Femme assise à son bureau, pull en tricot.

Est-ce que je tricoterais encore un Lacca ?

C’est quand même mon deuxième.

Donc je pense qu’on peut officiellement dire que j’aime beaucoup ce modèle.

Pour autant, je ne vais pas en tricoter un troisième tout de suite.

Il y a beaucoup trop de patrons que j’ai envie d’essayer pour passer les prochains mois à refaire exactement le même pull.

Et puis, c’est aussi ça que j’aime dans le tricot : apprendre quelque chose sur un projet, puis emporter cette nouvelle expérience dans le suivant.

Avec ce Lacca, j’ai appris à mieux choisir ma taille, à faire davantage confiance aux mesures du vêtement fini, à essayer mon tricot en cours de route, à utiliser le rabattage à l’italienne…

Et surtout, j’ai peut-être un peu progressé dans l’art de laisser tranquille une petite maille que personne ne verra jamais.

Pas complètement.

Mais un peu.

Le Lacca, pour qui ?

Mains qui tiennent le tricot en cours.

Je ne conseillerais pas forcément ce modèle à quelqu’un qui débute complètement le tricot.

En revanche, si vous avez déjà tricoté un pull en circulaire, je pense que le Lacca est tout à fait abordable.

Les manches demandent un peu de concentration et de patience, mais elles sont aussi ce qui donne toute sa personnalité au modèle.

Et si vous avez une question sur le patron, Mylène est disponible pour répondre aux questions. Et si je peux vous aider avec mon expérience sur ce projet, ce sera avec plaisir aussi.

Pour moi, ce deuxième Lacca restera surtout comme un projet qui m’a rappelé pourquoi j’aime autant fabriquer mes vêtements : on part d’un fil et de quelques explications, on passe des heures à tricoter, on doute parfois, on détricote, on recommence… et à la fin, on a quelque chose que l’on peut vraiment porter.

Je trouve ça plutôt chouette, et toi ?

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