Il y a des expériences qui arrivent un peu par hasard. Enfin… par hasard, pas tout à fait.
Parfois, elles commencent simplement par un message envoyé sur Instagram.
Une découverte au détour d’un salon : le podcast Fait Main.
Ma première rencontre avec Mélanie remonte au salon Créations & Savoir-Faire de 2023.
À l’époque, j’attendais sur le stand de Mélanie de @ginacie pour faire dédicacer son livre Mots Brodés. Pendant que je patientais, une autre Mélanie, Mélanie Seynat, est passée déposer quelques flyers sur le stand. Je ne le savais pas encore, mais je venais de découvrir le podcast Fait Main.
En rentrant chez moi, j’ai commencé à écouter quelques épisodes.
Puis quelques autres.
Puis beaucoup d’autres.

À l’époque, il y avait déjà des dizaines d’épisodes disponibles. J’ai commencé par ceux consacrés à la couture et à la broderie. Puis je me suis mise au tricot, alors j’ai écouté les épisodes sur le tricot. Ensuite le crochet. Puis l’entrepreneuriat créatif. Puis l’aquarelle.
Et aujourd’hui encore, je n’ai pas tout écouté.
Avec plus de 190 invités et des années d’archives, le podcast est devenu pour moi une véritable bibliothèque créative. Un puits sans fond dans lequel je vais piocher selon mes envies du moment.
Quand une idée vous trotte dans la tête
Depuis un moment déjà, je m’imaginais parfois à la place de MélanieSeynat.
Pas à animer le podcast à sa place.
Mais à lui poser les questions.
Chaque année, elle enregistre un épisode « coulisses » dans lequel elle fait le bilan de son activité, de ses projets et de l’évolution du podcast.
Fin mai, je lui ai demandé si quelqu’un était prévu pour l’interviewer cette année.
Elle m’a répondu qu’elle pensait plutôt faire l’exercice seule mais qu’une interview pourrait être sympa.
Alors j’ai simplement répondu que, si elle le souhaitait, j’étais disponible.
Et là…
Elle m’a dit : pourquoi pas ?
Je crois que ma réponse s’est résumée à un GIF de personne beaucoup trop excitée pour rester calme.
L’affaire était conclue.
Rendez-vous était pris pour le 23 juin.
« À la fraîche »… ou presque
Lorsque nous avons fixé la date, l’idée était d’enregistrer « à la fraîche ».
Sauf que la météo avait manifestement d’autres projets.
Le 23 juin s’est finalement déroulé en pleine canicule.
Pendant l’enregistrement, un ventilateur tournait juste à côté de moi. Heureusement, il ne s’entend pas à l’audio.
En revanche, si vous regardez la version vidéo sur YouTube, vous pourrez probablement observer mon visage et mes cheveux fondre progressivement au fil de l’interview.
C’est le genre de détail que l’on ne prévoit jamais lorsqu’on prépare un projet.
Un peu de trac avant de commencer
Même si j’étais très enthousiaste, je dois avouer que j’étais un peu stressée.
J’avais peur de bafouiller.
D’oublier les questions que j’avais préparées.
D’être mal à l’aise face à la caméra.
Ou simplement d’être moche à l’écran (soyons honnêtes, cette pensée a traversé mon esprit plus d’une fois).
J’avais pourtant énormément travaillé la préparation.
J’ai réécouté l’épisode « coulisses » de l’année précédente, pris des notes et préparé toutes mes questions à l’avance.
D’ailleurs, pendant l’enregistrement, je répète plusieurs fois à Mélanie :
« Mais attends, ça c’est la question suivante ! »
Preuve que mon conducteur était prêt.
Mettre en lumière le travail de Mélanie
Ce qui comptait le plus pour moi n’était pas de réussir une interview parfaite.
Je voulais surtout mettre en valeur le travail de Mélanie.
À force d’écouter le podcast et d’échanger avec elle, je savais tout ce qu’elle proposait aux entrepreneures créatives : le podcast, les formations, les accompagnements, Copilot’ et bien d’autres ressources.
J’avais envie de lui offrir un espace pour en parler.
Parce que lorsqu’on crée beaucoup de contenu, on n’ose pas toujours mettre en avant son propre travail.
Je voulais donc l’aider à raconter l’envers du décor.
Le temps passé sur chaque épisode.
Les réussites.
Les difficultés.
Les ajustements nécessaires pour faire vivre un projet aussi ambitieux pendant six ans.
Comme un café entre copines

Une fois l’enregistrement commencé, quelque chose d’assez simple s’est produit.
J’ai oublié le micro. J’ai oublié la caméra. J’ai oublié le stress.
J’avais simplement l’impression de prendre un café avec une copine.
C’est exactement la sensation que j’ai lorsque j’écris sur ce blog.
J’espère d’ailleurs que cela s’entend dans l’épisode.
La vérité, c’est que cela fait longtemps que nous échangeons régulièrement par messages sur Instagram.
Et cela nous amène à une réflexion qui me tient particulièrement à cœur.
Instagram est un réseau social
Je sais que cela paraît évident.
Pourtant, je crois que nous avons tendance à l’oublier.
Instagram n’est pas seulement une vitrine.
Si je veux regarder de jolies images, je vais sur Pinterest.
Si je veux échanger avec d’autres créatives, je vais sur un réseau social.
Je like.
Je commente.
J’envoie des messages.
Je réponds aux stories.
Je crée du lien.
Cette interview n’aurait jamais existé si j’avais simplement regardé les publications de Mélanie sans jamais interagir.
Et honnêtement, je n’aurais probablement jamais découvert autant de créatrices, d’artisans et d’artistes si j’étais restée spectatrice.
Souvent je raconte : « Ma copine untel m’a dit ça. »
Puis je précise que cette personne vit à plusieurs centaines de kilomètres et que nous nous sommes rencontrées sur Instagram.
Les réseaux sociaux ont leurs défauts.
Mais ils permettent aussi de créer de vraies relations humaines.
Oser envoyer le message
S’il y a une chose que cette expérience m’a apprise, c’est celle-ci : si on ne propose pas, il ne se passe rien.
J’aurais très bien pu garder cette idée dans un coin de ma tête.
Je l’ai pourtant formulée.
Et quelques semaines plus tard, je me retrouvais à interviewer la créatrice d’un podcast que j’écoute depuis des années.
Je ne dis pas que chaque message débouche sur une collaboration.
Parfois, la réponse est non.
Mais dans ce cas-là, au moins, on sait.
Et parfois, la réponse est oui.
Et cela ouvre des portes auxquelles on n’aurait jamais pensé.
Une source d’inspiration inépuisable
Au-delà de cette expérience, le podcast continue de nourrir ma créativité.
Parce qu’il ne parle pas seulement de techniques créatives.
Il parle aussi de parcours.
De doutes.
De reconversions.
De réussites.
D’échecs.
De toutes ces questions que nous nous posons lorsque nous créons quelque chose de nos mains.
Parmi les nombreuses personnes découvertes grâce au podcast, certaines m’ont particulièrement marquée, comme Anne de l’Atelier des Gourdes, ou encore Élise du compte Thecomptoir, qui m’a fait découvrir une autre facette de la broderie, plus engagée.
Et à travers tous ces épisodes, une phrase de Mélanie continue de m’accompagner :
« Mieux vaut fait que parfait. »
Je suis encore loin de l’appliquer parfaitement.
Mon perfectionnisme me rattrape régulièrement.
Mais j’apprends.
Petit à petit.
Et dans trois ans ?
Si quelqu’un m’avait dit, lors de ma rencontre furtive avec Mélanie au CSF en 2023, qu’un jour je serais celle qui lui poserait les questions pour son épisode annuel « coulisses », je ne l’aurais jamais cru.
Je n’aurais pas imaginé découvrir autant de créateurs.
Autant d’idées.
Autant de façons différentes de vivre sa créativité.
Je n’aurais pas imaginé non plus me retrouver derrière un micro, en pleine canicule, à interviewer la personne grâce à qui tout cela a commencé.
Alors aujourd’hui, je me pose une autre question.
Si je regarde le chemin parcouru entre 2023 et aujourd’hui, où serai-je dans trois ans ?
Quelles rencontres vais-je faire ?
Quels projets vais-je oser lancer ?
Quelles nouvelles passions vais-je découvrir ?
Je n’en ai aucune idée.
Mais s’il y a bien une chose que cette expérience m’a apprise, c’est que les plus belles opportunités commencent parfois par un simple message envoyé sans savoir où il nous mènera.
Alors si tu hésites à contacter quelqu’un, à proposer une idée ou à lancer un projet qui te fait un peu peur…
Ose !
Au pire, on te dira non.
Au mieux, tu pourrais te retrouver à vivre une aventure que tu n’aurais jamais osé imaginer.
Et si tu veux regarder cet épisode, c’est juste là !



