Aujourd’hui, on va parler de crochet, cette activité souvent associée aux napperons de mamie… mais qui m’a littéralement attrapée par surprise.
Toi aussi tu t’es dit un jour : “Mais à quoi ça sert ces boucles bizarres ?”
Allez, on déroule le fil… et on commence par là où tout a (re)commencé.
Il y a une vingtaine d’années (ouf, ça pique d’écrire ça !) j’avais déjà crocheté une petite pochette pour mon téléphone. Mais bon… c’était pas l’amour fou. Je n’avais pas accroché. Je n’avais surtout rien compris au truc !
Et puis en décembre 2023, j’ai tenté le calendrier de l’avent Chouette Kit : un petit projet créatif par jour. Et là… le carnage. Je ne comprenais rien, j’étais complètement paumée, et surtout, super découragée.
Mais en janvier 2024, j’ai participé au défi Couleur du temps, un projet broderie et crochet. Il fallait relever la température à midi et crocheter un rang par jour avec une couleur associée. Là, j’ai enfin compris ce qu’étaient une maille, un jeté… et c’est devenu limpide !
Ma couverture est énorme (230 mailles de large, 365 rangs !) et elle nous tient chaud tout l’hiver sur le canapé. Et surtout, elle marque ce moment où j’ai enfin pris le crochet au sérieux.
Le crochet, c’est devenu mon shoot rapide d’endorphines. Contrairement au tricot, les projets prennent forme très vite. C’est immédiat, satisfaisant, presque addictif. Une maille, un rang, un résultat. Et ça… ça fait du bien !


Ce que j’aime particulièrement, ce sont les brides : simples, doubles, triples… Ces points plus aériens, plus souples, qui permettent de prendre de la hauteur en un seul geste.
Il y a quelque chose de symbolique, presque poétique, dans le fait de tirer un fil, de le faire passer, de le jeter, de le ramener… et d’atteindre une certaine hauteur.
Chaque bride me donne cette sensation d’élan maîtrisé.
C’est plus libre que la maille serrée, plus fluide, mais ça demande de rester concentrée, d’être à l’écoute du rythme.
C’est un peu comme apprendre à danser, la maille serrée, c’est le pas de base, la bride, c’est quand tu commences à prendre ton envol.
Je n’ai pas de moment dédié au crochet, j’y reviens quand j’en ai besoin. Parfois parce que j’ai un cadeau à faire, parfois juste pour l’envie de créer quelque chose de mes mains. Le crochet a ce pouvoir de matérialiser une idée très rapidement : une broche, un porte-clé, une fleur, un gnome…
Et ça suffit à me recentrer, à calmer l’agitation mentale.
C’est aussi une des rares activités que j’ai essayé de transmettre à mes enfants. Le plus petit s’agace encore trop vite, mais le second accroche bien. Il y a un côté méditatif et répétitif qui peut vraiment apaiser quand on a la patience d’aller jusqu’au bout.
Je suis plutôt du genre psychorigide, donc quand une maille est de travers, je défais. Quand le compte n’est pas bon, je recommence.



Mon projet préféré, c’est le dernier ! Mon châle Loma de chez Plassard que tu peux retrouver ici.
Mon conseil pour les débutants : commence par un projet en aller-retour avec des mailles serrées. Tu poses tes bases, tu comprends la logique. Et quand tu seras prêt·e à t’élever, tu passeras aux brides… comme un envol textile tout en douceur.
Pour bien débuter, il y a plein de tutos très clairs sur YouTube. Choisis un projet qui te plaît visuellement, même simple, pour garder la motivation.
Et pour la récré, je recommande les vidéos humoristiques de @gettohookingcrochet : elles désacralisent complètement l’apprentissage.
Et toi, as-tu déjà tenté le crochet ? Ou as-tu une trouille bleue du fameux cercle magique ?



