Pourquoi je brode ?

Pochette brodée avec un E dans une forme ronde.

Aujourd’hui, je vous parle de broderie. Pourquoi j’ai repris cette pratique que j’avais laissée de côté depuis l’adolescence ? Qu’est-ce qu’elle m’apporte, ce qu’elle exprime, et comment elle s’inscrit dans ma démarche créative.

J’ai découvert la broderie ado, par le point de croix. À l’époque, je trouvais ça vieillot, désuet… les alphabets aux couleurs fades, les canevas à l’ancienne, franchement, ça ne me faisait pas rêver. Alors j’ai vite laissé tomber.

Mais tout a changé au Salon Créations & Savoir-Faire en 2023. Je suis tombée sur le stand d’Allez Chiche, qui proposait des kits pour débutantes avec des points modernes, girly, et surtout sur des accessoires utiles. J’ai craqué pour un kit trousse, parfait pour apprendre à broder dans une forme. Quelques stands plus loin, je tombe sur Mélanie de @ginacie qui dédicaçait son livre Mots brodés… Un vrai coup de cœur. Grâce à elles, j’ai compris que la broderie pouvait être moderne, libre, expressive.

En rentrant, je me suis lancée à fond. J’ai commencé par ma trousse à personnaliser, puis je me suis laissée embarquer dans les challenges de Ginacie. D’abord, la broderie tatouée que j’ai réalisée sur une veste en jean, j’ai adoré ! Puis, en 2024, le défi Couleur du Temps : relever la température à midi chaque jour et broder une fleur avec la couleur correspondante. C’était à la fois lent, méditatif… et un peu long parfois, surtout les jours où je faisais des fleurs au point de roue, qui mangent énormément de fil !

Et puis, il y a eu AuComptoire : une créatrice engagée qui brode des slogans féministes sur des photos imprimées en noir et blanc. J’ai adoré cette idée d’utiliser la broderie comme outil militant.

La broderie, je la pratique sans moment dédié. Elle vient à la demande : quand j’ai un projet à offrir, quelque chose à personnaliser, une attention à ajouter. Je brode seule, parce que le but, c’est de me détendre, de me recentrer.

Comme pour le tricot ou la couture, c’est apaisant. Je suis concentrée sur le geste, sur la netteté du point, ancrée dans le moment présent. C’est une autre façon d’apaiser l’esprit. Et même si c’est une activité silencieuse, elle dit beaucoup.

Je préfère broder sur du textile, des vêtements à personnaliser, ou du tissu rami, parce qu’il est à base d’ortie et consomme très peu d’eau : c’est important pour moi de garder une cohérence écologique dans mes créations. Sinon, j’adore recycler des vieux draps en coton blanc, pour leur douceur et leur tenue.

Pas de brouillon : je reproduis un motif imprimé ou je dessine à main levée. J’ai même personnalisé un logo pour une amie récemment, directement sur le tissu. Je progresse, point après point.

J’aime particulièrement les points qui permettent d’écrire : point de tige, point de chaînette. C’est fluide et expressif. Le point de roue, en revanche, c’est moins ma tasse de thé : très gourmand en fil, fragile, long… j’ai dû l’utiliser tout un mois pour le défi Couleur du Temps, je m’en souviens ! Mais dans l’ensemble, je n’ai jamais eu de gros échec. Peut-être parce qu’en broderie, on peut toujours défaire et recommencer sans tout ruiner.

Pour les débutantes, je recommande chaudement les kits d’Allez Chiche et d’AuComptoire : ils sont pensés pour apprendre en douceur, et les créatrices font attention à la qualité écologique des matériaux. Et bien sûr, suivez Ginacie : ses tutos, ses défis, ses motifs à broder… elle a une énergie folle et totalement décomplexée. C’est une maman créative inspirante, accessible, joyeuse.

La broderie, c’est plus qu’un loisir pour moi. C’est un geste lent, doux, engagé parfois. Une manière d’ancrer des émotions, des attentions, dans un fil et un tissu. Point après point, je répare mon cœur. Et je personnalise le monde à ma façon.

C’est quoi ton truc à toi pour personnaliser tes cadeaux fait-main ?

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